<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://martpolly.spaces.live.com/mmm2008-07-24_12.50/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2fmartpolly.spaces.live.com%2fcategory%2fnouvelle%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>carnets: nouvelle</title><description /><link>http://martpolly.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;_c=BlogPart&amp;partqs=catnouvelle</link><language>en-US</language><pubDate>Sat, 16 Aug 2008 17:00:12 GMT</pubDate><lastBuildDate>Sat, 16 Aug 2008 17:00:12 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><cf:parentRSS>http://martpolly.spaces.live.com/blog/feed.rss</cf:parentRSS><live:type>blogcategory</live:type><live:identity><live:id>-1335366511789600137</live:id><live:alias>martpolly</live:alias></live:identity><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>un fil à la patte</title><link>http://martpolly.spaces.live.com/Blog/cns!ED77D33B8BD41277!196.entry</link><description>&lt;div&gt;   &lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;lle&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;se faufila sous l'épais branchage d'un saule quand elle aperçut la silhouette noire et courbée jaillir du fourré. Elle se retenait de respirer. Tendue, elle scrutait ce qui ressemblait à un vieillard. Il avançait délicatement perché sur un bâton noueux avec lequel il écartait le feuillage mort devant ses pas. Il s'approchait du saule, en souleva une branche. Elle se recroquevilla et ferma les yeux comme si de ne rien voir la rendait invisible. Il passa son chemin. Elle aspira une goulée d'air si profonde qu'un rot s'en échappa. Bâillonnant aussitôt sa bouche, elle attendit les yeux ronds d'angoisse. La silhouette se retourna, figée quelques secondes puis poursuivit sa marche. Ses muscles se relâchèrent brusquement, elle s'allongea sur la mousse humide et sourit de soulagement.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Quelques longues minutes plus tard, elle se dégagea en rampant et se releva, frottant énergiquement son pantalon et sa parka. Elle saisit son sac à dos et l'installa prestement sur les épaules. C'était une fille encore très jeune, la quinzaine peut-être. Un bonnet sombre lui cachait le front mais de longues boucles brunes s'embrouillaient sur son col. Petite et menue, elle avançait guillerette, confiante, ayant apparemment oublié ce qui l'avait terrifiée tout à l'heure. Elle buta et cria. Son pied était pris dans un piège grossier, un lacet lui enserrait fortement la cheville. Elle s'assit, des larmes perlaient aux paupières. Elle libéra d'un geste sec ses épaules du sac, ouvrit une poche et sortit un canif. &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Ben, ma fille! tu regardes pas où tu marches? dit la voix chevrotante du vieillard. Elle sursauta. Tremblante, elle tentait maladroitement de dégager la lame du couteau. La douleur s'amplifiait, elle se mordait les lèvres.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- T'agite pas comme ça! plus tu bouges, plus ça serre!&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et le bougre riait.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- ça vous amuse! rageait la jeune fille.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Enormément.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et rapidement, en expert, il la libéra.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Un piège perdu, soupira le vieil homme.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'enfant rampa à quatre pattes s'éloignant au plus vite, quand elle fut debout, elle gémit, sautillant comme une pie. il leva sur elle des yeux fatigués.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Arrête de bouger comme ça, viens, je vais te soigner.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Sûrement pas.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et elle s'enfuit en bondissant.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Un vrai cabri, murmura-t-il. Il haussa les épaules, récupéra le piège et l'enfourna dans une gibecière.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Elle s'assit, essoufflée, dos contre un arbre. La cheville dans la main elle regardait l'entaille laissée par le cordon. Il arrivait de sa démarche cahotante. Sans un mot, il sortit de son sac une pochette qu'il ouvrit. Elle haletait, les yeux pleins de crainte. Il déboucha une fiole, versa un liquide malodorant dans sa paume et l'appliqua sur la blessure. Elle le laissa faire, paralysée. Après avoir pansé la blessure, il rangea son barda, se leva et partit. D'un bond elle le rejoignait tentant maladroitement de le remercier. Comme il ne répondait pas elle s'arrêta, attentive aux bruits du bois, prête à rebrousser chemin. Sans se retourner il lui fit un signe du bras pour l'inciter à le suivre. Hésitante, tournant la tête à droite, à gauche, elle descendit derrière lui.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pendant qu'elle clopinait, le vieil homme, devant elle, marchait d'un pas plutôt vif, contrairement à son allure de promeneur solitaire qu'elle avait observée quand elle se cachait sous le saule, comme si les rôles étaient inversés. Ils arrivèrent à un large chemin, il s'arrêta et l'attendit. &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Tu habites au bourg?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Non, répondit-elle un peu boudeuse.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Tu vas loin?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Je vais faire du stop.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Si tu le dis... va tout droit, tu trouveras la Nationale tout en bas de l'église.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Il la salua et emprunta un petit sentier sur la gauche qui grimpait on ne sait où. Elle le suivit du regard jusqu'à ce que la silhouette s'évanouisse entre les frênes. Indécise, elle regarda ses chaussures, on ne sait quelle pensée caracolait sous son front. Ensuite, elle remonta quelques mètres sur le chemin, fouillant des yeux l'espace alentour comme pour chercher un abri. Une jolie plateforme herbeuse lui sourit. S'activant, elle trouva de grosses pierres pour s'en faire un foyer, apporta des brindilles plus ou moins sèches, des branchettes et de plus grosses branches. Elle ajouta aussi quelques vieilles feuilles jaunies de l'automne passé. Fouillant dans son sac elle sortit des mouchoirs en papier, les déposa sous les branches et enflamma le tout avec un briquet. Elle toussait, de la fumée âcre picotait les narines. Mais les brindilles rougissaient et peu à peu une flamme sincère s'élança en entraînant d'autres. Elle regarda son pauvre matériel étalé sur la mousse. Elle saisit une peluche décomposée et s'en caressa la joue, elle ouvrit un petit étui dans lequel quelques centimes tintaient. Elle se recroquevilla comme découragée. Elle alimenta le feu peu vaillant pour se réchauffer. le soleil venait de passer derrière la colline, et le ciel s'assombrissait. Pensive, elle se frottait les cuisses quand la voix du vieil homme résonna à ses côtés. Elle sursauta.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Tu comptes dormir ici?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Comme elle ne répondait pas, il s'installa près du foyer, et de sa gibecière sortit saucisson, pain et  beurre. Elle le regardait tartiner une large tranche qu'il lui tendit quand elle fut pleine de victuailles. Elle mordit dans le sandwich, comme affamée, après un merci inaudible et frigorifié. &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Je ne sais pas d'où tu sors, et à vrai dire, ça ne m'intéresse pas. Mais je n'ai pas envie de trouver ton cadavre demain matin, alors je te propose de venir dormir chez moi. Oh, c'est pas le grand luxe! Mais j'ai une chambre pour mes enfants quand ils se rappellent de moi... c'est rare, de plus en plus rare.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Elle se taisait, ses traits n'exprimaient rien, pas même de la peur alors qu'elle avait été tellement effrayée l'après-midi par cette rencontre.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Tu m'as l'air complètement perdue. Si je peux t'aider, tu demandes. Ce soir, la seule chose raisonnable à faire, c'est de venir te mettre au chaud avant que tu ne gèles... Je ne te mangerai pas, c'est pas dans mes habitudes et tu vois bien que je suis trop vieux pour te sauter dessus!&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- J'ai pas peur de ça, dit-elle, d'une voix monocorde.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- De quoi as-tu peur?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- De mourir.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Comme tout le monde. Mais promis je ne te tuerai pas ce soir. Tu pourras dormir tranquille, répondit-il en riant. Et puis t'auras plus de chance de te réveiller vivante que de dormir ici près de ton petit feu de rien du tout. Tu n'as même pas une couverture digne de ce nom.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;   &lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;lle&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;était enroulé dans un peignoir blanc, trop grand, encore toute chaude de la douche. Elle l'écoutait raconter des histoires. Elle avait été surprise par l'absence de téléviseur, la simplicité de l'ameublement et la propreté des lieux. il s'était excusé de n'avoir d'autres occupations à lui offrir que les contes qu'il aimait. Au début elle fit un peu la moue et peu à peu elle se laissa porter par la voix suave, à la tonalité changeante, expressive qui l'emportait vers des époques de la nuit des temps et des coutumes ancestrales. Jamais, avoua-t-elle, on ne lui avait raconté d'histoires. Ou alors, elle ne s'en souvenait plus, c'était quand elle était trop petite, quand elle avait encore sa vraie maman et son vrai papa. Elle raconta ses fugues répétées, sa haine pour ces gens qui gagnaient leur pain sur son dos, leur désintérêt pour ses rêves, ses désirs. Quand elle parlait, il se taisait, attentif, ne l'interrompant que d'un signe d'acquiescement, répétant un mot juste pour lui faire préciser une idée. Il accepta de lui conter une dernière fable, et elle s'en fut dans un petit lit, dans une chambre équipée pour plusieurs personnes. Il lui dit que c'était la pièce de ses petits enfants, mais qu'ils étaient trop grands maintenant pour se souvenir de lui.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;strong&gt;   Q&lt;/strong&gt;uand elle se leva, le soleil baignait largement le séjour où, pour la première fois depuis longtemps, elle avait été heureuse. C'est ce qu'elle lui dit en signe de bonjour. Il posa le journal et sur le journal ses lunettes. Un sourire s'esquissait sur ses joues fraîchement rasées. Il lui servit un bol de lait chaud, lui tendit confiture et pain. Il la regarda dévorer son petit déjeuner. Elle mordait avec une telle voracité dans le pain chaud qu'il ne put s'empêcher de lui demander depuis combien de temps elle n'avait pas eu autant d'appétit.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Des siècles, marmona-t-elle la bouche pleine. Vos contes...&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Oui? Mes contes?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Vos ogres... tout ça! ça met en appétit.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Il sourit, reprit son journal et ses lunettes et se mit à lire. Elle l'observait à travers ses longs cils touffus, une tendresse ou un espoir faisait briller sa pupille.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- J'ai bien aimé le dernier.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Il leva le nez. Elle avait terminé son déjeuner et s'essuyait la bouche, rassasiée.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Quel dernier?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Le dernier conte, çui du fil à la patte.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Pourquoi?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Parce que c'est comme moi. Je m'embrouille toute seule. Je sais pas apprécier ce qu'on me donne... vous comprenez?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les yeux du vieil homme pétillaient de malice.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Vous les trouvez où vos histoires?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Dans les livres; Tu ne lis donc jamais?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Elle fit un non vigoureux de la tête, comme si on lui demandait la lune.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Mais la dernière? Vous l'avez inventée? Juste pour moi?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Juste pour toi, répondit-il avec douceur.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Avec mon histoire à moi? Pas vrai?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Vrai.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Et vous pensez que ce fil à la patte, ce piège, pas celui d'hier qui a blessé mon pied, l'autre, celui de ma famille, vous pensez que je vais m'en sortir?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Oui.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Vous avez confiance vous!&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Quand je te vois dévorer six tartines avec autant de bonheur, je n'en doute pas.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Vous parlez tout le temps de préjugé, c'est quoi au juste, j'ai qu'une idée floue.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- C'est ton fil à la patte, celui qui t'empêche de regarder les gens tels qu'ils sont et non pas déformés par tes sentiments et tes pensées. Hier, quand tu m'as vu, tu as eu peur et tu t'es cachée. C'est ça un préjugé. Ta peur a déformé ce que je suis.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Vous m'avez vue?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Oui, toute crispée sous ton saule.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Et vous n'avez rien dit?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Tu étais terrorisée.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- J'ai eu des pépins, une fois, avec un vieux comme vous. Il m' a pourchassée avec un fusil parce que je squattais sa grange. Alors... les vieux!&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Evidemment, l'expérience! Mais n'oublie jamais que de l'un à l'autre, ce n'est pas le même.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Mais c'est très difficile à faire!&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Oui, très. Certains fils sont plus solides que d'autres. Commence par les plus faciles à rompre, par exemple celui de croire tout le temps que ta famille d'accueil ne te veut que du mal, mets-toi un peu à leur place.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Elle haussa les épaules, avec aux lèvres un pli de doute et de mépris. Après quelques moments de silence, elle le regarda attentivement et avec une pointe d'ironie lui demanda s'il n'en avait pas lui, de préjugés. Il rit parce que tout le monde en avait, qu'on n'échappait pas à nos milieux, à nos clans, à nos coutumes.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Vous êtes vieux et vous en avez encore, dit-elle, déçue. Vous voyez que c'est impossible!&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Non, pas impossible, seulement difficile.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Elle soupira et ajouta qu'elle rentrait, qu'ils avaient sans doute été une fois de plus très inquiets pendant sa fugue. Ils devaient la chercher, l'attendre. Ils savaient qu'elle revenait parce qu'elle n'avait nulle part où aller.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Est-ce que je pourrais venir vous voir de temps en temps?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Seulement si tu viens avec eux, au moins la première fois.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Mais non! Je voudrais juste avoir mon jardin secret. Ils n'ont pas besoin de vous connaître.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Je suis ton jardin secret? Comme c'est joli! ... On ne me l'avait encore jamais dit, et pourtant j'en ai entendu dans ma vie.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Elle se retira quelques instants dans la chambre, s'habilla, ouvrit la fenêtre. Quand elle revint, elle se grattait la tête, indécise sur ce qu'elle devait dire ou faire. Il posa son journal.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Tu reviens quand tu veux... mais je te demande une faveur.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Comme elle ne répondait pas, il fixa le petit minois inquiet, tentant de déchiffrer ce que ce front bombé mijotait.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Ne fais pas cette tête! Je ne vais pas te trahir.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Un large sourire éclaira les yeux clairs de la jeune fille.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Alors on garde le secret?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- On garde le secret.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- C'est quoi la faveur?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Essaye de ne pas les inquiéter. Cherche autre chose que la fugue, débrouille-toi.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Elle se cabra légèrement, le menton affaissé dans le col de la parka, le front plissé et les paupières baissées sur les pensées contradictoires qui se chamaillaient. Après cette longue hésitation, elle murmura qu'elle ferait de son mieux mais qu'elle ne pouvait pas promettre.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Elle sautillait sur le sentier, quand elle fut tout en bas de la pente elle se retourna et vit la peite silhouette ratatinée, immobile sur le seuil. Elle le salua largement du bras et cria de toutes ses forces qu'elle était heureuse. Tout là-haut, il entendit le cri, sa main maladroite retrouva le geste maternel oublié et envoya un baiser à l'enfant qui s'éloignait.&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1335366511789600137&amp;page=RSS%3a+un+fil+%c3%a0+la+patte&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=martpolly.spaces.live.com&amp;amp;GT1=martpolly"&gt;</description><comments>http://martpolly.spaces.live.com/Blog/cns!ED77D33B8BD41277!196.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://martpolly.spaces.live.com/Blog/cns!ED77D33B8BD41277!196.entry</guid><pubDate>Wed, 31 Jan 2007 13:42:07 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://martpolly.spaces.live.com/blog/cns!ED77D33B8BD41277!196/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://martpolly.spaces.live.com/Blog/cns!ED77D33B8BD41277!196.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-03-11T12:22:26Z</dcterms:modified></item></channel></rss>