<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://martpolly.spaces.live.com/mmm2008-07-24_12.50/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2fmartpolly.spaces.live.com%2fcategory%2fonirisme%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>carnets: onirisme</title><description /><link>http://martpolly.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;_c=BlogPart&amp;partqs=catonirisme</link><language>en-US</language><pubDate>Sat, 16 Aug 2008 17:00:12 GMT</pubDate><lastBuildDate>Sat, 16 Aug 2008 17:00:12 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><cf:parentRSS>http://martpolly.spaces.live.com/blog/feed.rss</cf:parentRSS><live:type>blogcategory</live:type><live:identity><live:id>-1335366511789600137</live:id><live:alias>martpolly</live:alias></live:identity><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>Onirique matin.</title><link>http://martpolly.spaces.live.com/Blog/cns!ED77D33B8BD41277!296.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:11pt;font-family:'Lucida Sans Unicode'"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;21.08.07&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:11pt;font-family:'Lucida Sans Unicode'"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;Il est 7h30, et je veux noter mon rêve. Je n’en fais&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;pas d’aussi magnifiques tous les matins avec une telle acuité de souvenir. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:11pt;font-family:'Lucida Sans Unicode'"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;J’étais jeune, moins de 30 ans sans doute, et j’étais avec des enfants d’une dizaine d’années, peut-être moins, nous dormions dans une grotte, dans d’autres espaces dormaient d’autres groupes. Je ne sais pas si c’était une colonie ou autre sortie. Les enfants se réveillaient et je les observais. Petits visages mutins, espiègles, des garçons, des filles. Ils étaient sept, ou cinq ou huit, je ne saurais le dire. Un jeune homme décontracté, aux cheveux bouclés et mi-longs vint vers nous. Il me plaisait bien avec son visage tranquille, sa démarche sensuelle et il tendit au premier des enfant, un garçon, un billet sur lequel était noté le thème de la journée. Je trouvais ces enfants un peu difficiles à contrôler mais le petit garçon s’agita tout de suite et entraîna ses compagnons. Ils trouvèrent de grandes feuilles de papier et en moins de temps qu’il ne faut pour le faire réellement, tous étaient déguisés d’une façon étrange et blanche, avec des signes de couleur sur leurs vêtements fragiles qui ne les empêchaient pas de faire des cabrioles. Je ne comprenais rien à leur jeu. Le jeune homme sourit, il avait sans doute saisi car il hochait la tête de contentement. Pour eux j’existais à peine, mais ils ne m’oubliaient pas pour faire leur fête, très fiers d’eux. Je me retrouvai dans une grande pièce avec un collègue du collège, Eric M., excellent professeur d’histoire et très politisé dans la vie courante, poète à ses heures. Les mômes firent des cabrioles, Eric comprit tout de suite le message, il leur dicta les cabrioles suivantes, les aida dans leurs mouvement, et tous riaient. Quelle joie ! Je les regardais sans participer, comme un témoin de leur jeune intelligence, supérieure à la mienne, car je n’avais toujours rien compris mais je ne trouvais pas ça grave du tout, j’étais aussi heureuse qu’eux. IIs n’étaient pas moqueurs et j’admirais Eric pour ce savoir qui n’était pas à ma portée. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:11pt;font-family:'Lucida Sans Unicode'"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;Ensuite, je me trouve avec Bruno et je lui explique que je sais que Camus a écrit des « lettres blanches » que j’aimerais lire, il a écrit des « lettres noires » que tout le monde connaît, mais les blanches sont secrètes. J’ai un contact téléphonique, mais on ne me répond pas jusqu’à ce qu’enfin le téléphone sonne et je le passe à Bruno qui avec sa voix douce convainc la personne de me recevoir. J’ai un rendez-vous. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:11pt;font-family:'Lucida Sans Unicode'"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;J’arrive dans un pays aride et collineux, avec une végétation des pays secs. La Corse ? Le Lubéron ? Après le village fermé et vide, j’arrive près d’une maison très particulière. J’atteins un escalier de bois, je monte et sur une première terrasse (de bois) des fillettes jouent (d’âges divers) sur des balançoires. Deux femmes s’approchent mais je ne me souviens que d’une seule : une cinquantaine d’années, le cheveu légèrement frisé, grisonnant, court mais touffu, une belle tête ronde aux yeux clairs, le teint brun, le corps enveloppé comme on peut l’être à cet âge, une robe estivale, plutôt longue et aérienne, bleu ou marron avec de petits motifs. Elle est à la fois chaleureuse et distante. Pas de vrai sourire, une courtoisie coutumière et je lui parle de mon rendez-vous. Un homme arrive suivi d’un très jeune homme (15 ans ?), il a la soixantaine, petit, avec un visage aux grands yeux sombres et caverneux. Les cheveux ras et gris, le ventre rebondi d’un bon vivant, et un nez petit, la bouche fine et serrée. Il me teste puis m’invite à déjeuner. Je crois que Florent m’accompagne, il joue avec les filles, c’est juste une impression fugitive. La maison est extraordinaire. Je ne rentre jamais à l’intérieur mais l’extérieur est fait de terrasse successives, qui se rejoignent par des escaliers, le tout en bois. J’admire le paysage, une vue surprenante : un gros coteau vêtu d’âpres buissons mais très verts, au loin les collines toutes fidèles&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;au coteau ondulent les unes après les autres. On ne voit pas le village. J’ai l’impression d’être sur un île au milieu de nulle part. Je suis bien, et je le dis. Je mange des fruits et légumes incroyables, que je ne connais pas, et là encore fugitivement je vois Florent se régaler. Au dessert une belle grappe de raisin dans mon assiette, l’homme appelle les enfants pour venir terminer leur repas, parce que jusque là chacun faisait comme bon lui semblait. La grande femme qui m’accueillit est toujours silencieuse, mais je palpe une sympathie.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Et il me demande comment j’ai su pour « les lettres blanches » et je ne sais pas ce que je lui réponds. Je lui parle alors de Camus parce qu’il veut savoir pourquoi je m’intéresse à lui. Alors je raconte qu’aucun auteur ne l’égale pour moi, non pas pour ce qu’il écrivit, même si j’adore tout particulièrement « la chute », d’ailleurs je ne connais pas son théâtre, à peine ses essais à part « le mythe de Sisyphe », je connais d’autres écrivains tout aussi formidables, et on discute de Proust un moment. Le visage de cet homme reste sévère mais je sens son attention, il m’observe un peu comme un félin sauvage à l’affût d’une proie, mais je suis solide, épanouie et sans réserve, ma confiance en lui est totale. Je raconte encore combien l’homme Camus me touche, son intégrité, ses combats, son amour des femmes, d’une femme, son hyper sensibilité, sa douceur méditerranéenne secondée par un machisme protecteur, ses élans, ses passions. Je vois mon auditeur s’attendrir même si je ne cherche aucunement sa tendresse, elle m’indiffère parce que je déroule mon Camus dont je poursuis l’éloge, sachant dire aussi et surtout son humanité, c'est-à-dire sa violence intérieure. Maintenant je dois partir. Etonné il me demande « vous ne voulez pas lire ces lettres ? » Je lui répond bien sûr ! mais je ne forcerai personne, j’attends sa décision. Et je lui dis mon projet de découvrir Alger la blanche et Oran sur les traces de l’enfant Camus. Il me demande pourquoi pas sur les traces Rimbaud, je lui réponds que Rimbaud n’a pas pour moi-même la même symbolique, c’était un enfant génie, qui n’a vécu que pour lui, sa colère n’a profité à personne, sauf à sa poésie. Je ne suis pas attaché à l’homme Rimbaud, ni à l’homme Proust. Je connais un seul autre écrivain qui me touche autant c’est Michel Eyquem, monsieur de Montaigne. Camus m’émeut. L’homme me regarde avec un sourire qui dit qu’il est bouleversé. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:11pt;font-family:'Lucida Sans Unicode'"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;Mon rêve se termine sur ce sourire, je sais que je vais pouvoir lire ces lettres, mais apparemment pas dans ce rêve-là.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:11pt;font-family:'Lucida Sans Unicode'"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;Je ne vais pas analyser ce rêve, ce que j’en retiens est la beauté et la douceur, et le bien être dans lequel je suis. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut raconter ce qu’on vit ailleurs dans un étrange coin de notre cerveau. Je regrette aussi de n’avoir pas su décrire avec précision cette maison avec ses enfants qui rient, qui se chamaillent, toute cette vie qui envahit l’espace, cette tablée colorée de grands plats débordants de variétés inconnues et si riches en textures, parfums, couleurs, ses odeurs de pins, de thym, de lavande, la tranquille assurance de ces gens sur leur promontoire, leur bienveillant accueil malgré une méfiance légitime. Et surtout la saveur des fruits goûtés, le raisin final, je ne l’ai pas mangé, j’avais eu en bouche tant de divin nectar que j’étais rassasiée. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:11pt;font-family:'Lucida Sans Unicode'"&gt;&lt;font color="#000000"&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:11pt;font-family:'Lucida Sans Unicode'"&gt;&lt;font color="#000000"&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1335366511789600137&amp;page=RSS%3a+Onirique+matin.&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=martpolly.spaces.live.com&amp;amp;GT1=martpolly"&gt;</description><comments>http://martpolly.spaces.live.com/Blog/cns!ED77D33B8BD41277!296.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://martpolly.spaces.live.com/Blog/cns!ED77D33B8BD41277!296.entry</guid><pubDate>Tue, 21 Aug 2007 16:57:30 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://martpolly.spaces.live.com/blog/cns!ED77D33B8BD41277!296/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://martpolly.spaces.live.com/Blog/cns!ED77D33B8BD41277!296.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-09-24T16:40:16Z</dcterms:modified></item></channel></rss>